Nouvelles

  19 mars 2008


Robert Hébras, rescapé du massacre, accueille la délégation autrichienne



Interviewes:

Marina Ruhland-Chrystoph
Conseiller ambassade d'Autriche

Robert Hébras
Survivant

Docteur Andrés Maislinger
Pdt du service autrichien pour la mémoire

Une délégation autrichienne à Oradour



© France 3

Aucun représentant de ce pays n'avait foulé le sol du village martyr depuis le massacre

Oradour-sur-Glane a été détruit le 10 juin 1944. Une exécution systématique commise par les Waffen S.S. avait fait officiellement 642 victimes. Mais il ne reste plus que deux rescapés de ce massacre. L'un d'eux, Robert Hébras, était présent pour accueillir la délégation.

Les deux émissaires autrichiens, dont la conseillère politique de l'ambassadeur d'Autriche en France, ont visité le centre de la mémoire, puis se sont rendus au village martyr. Un prix avait été décerné par le président du service autrichien pour la mémoire à Robert Hébras, il y a quelques jours. Par ailleurs, une exposition sur Oradour va être organisée en Autriche, et de leur côté les autrichiens préparent une présentation historique qui sera visible bientôt à Oradour.

17 mars 2008

Prix Autrichien pour la Mémoire

Monsieur Robert Hébras, survivant du massacre d'Oradour, reçoit le " Austrian Holocaust Memorial Award "

Delphine Hébras (petite-fille), Jean Serog (99 ans), Robert Hébras (lauréat) et Hubert Heiss (Ambassadeur d'Autriche à Paris)
Delphine Hébras (petite-fille), Jean Serog (99 ans), Robert Hébras (lauréat) et Hubert Heiss (Ambassadeur d'Autriche à Paris) - Photo: Vicent Clausell

Le comité directeur de " l'Association Autrichienne pour les Services à l'Etranger " a décidé de choisir, parmi six personnalités proposées, Monsieur Robert Hébras (82 ans) d'Oradour-sur-Glane, pour lui décerner ce prix Autrichien en reconnaissance de la qualité de son travail sur la Mémoire.

Il est, avec Monsieur Darthout, le seul rescapé encore vivant du massacre d'Oradour du 10 juin 1944 ; les cadavres de ses camarades tombés sur lui l'ont préservé des exécutions commises par les Waffen SS.

C'est en tant que représentant des survivants et des victimes de tous les massacres SS en Europe que Robert Hébras a reçu l'Austrian Holocaust Memorial Award par l'ambassadeur Hubert Heiss à l'Ambassade d'Autriche à Paris. Son nom fut proposé par René J. Laglstorfer qui effectue actuellement son service civil en tant que volontaire au Centre de la Mémoire d'Oradour. L'Association Autrichienne pour les Services à l'Etranger veut ainsi, en faisant référence au massacre d'Oradour, rappeler au public une vérité historique souvent méconnue : la présence importante et notable d'Autrichiens dans les Waffen SS.

Monsieur Andreas Maislinger, président de " l'Association Autrichienne pour les Services à l'Etranger " : "Il faut considérer la distinction de Robert Hébras comme un hommage aux victimes du massacre d'Oradour et comme une marque de respect pour le travail des survivants. En tant que fondateur et président du Service autrichien de la Mémoire, je voudrais également remercier très cordialement M. Robert Hébras pour l'accueil amical qu'il réserve aux jeunes Autrichiens."

En effet, depuis sept ans, le Centre de la Mémoire (CMO) coopère avec le Service autrichien de la Mémoire. Déjà en 2001, un premier Autrichien, Werner Kutil, a fait son service civil à Oradour à la place du service militaire en Autriche. René J. Laglstorfer, qui est arrivé en novembre 2007, est déjà le quatrième volontaire autrichien au CMO. Mathias Althaler lui succédera en septembre 2008.


Le premier et le volontaire actuel d'Autriche à Oradour:
Werner Kutil et René J. Laglstorfer - Photo: Vicent Clausell
Le premier et le volontaire actuel d'Autriche à Oradour:
Werner Kutil et René J. Laglstorfer
- Photo: Vicent Clausell



Après le 10 juin 1944, Robert Hébras s'est engagé dans la Résistance française et a combattu le nazisme jusqu'à la fin de la guerre. Il avait 19 ans lors du massacre, où sa mère, mais aussi ses deux sœurs périrent, et la peine immense du jeune homme ne l'empêche pas d'œuvrer personnellement à la réconciliation entre Allemands, Français et Autrichiens.

Malgré son âge, il poursuit son engagement dans un travail de transmission de la mémoire, en s'investissant comme témoin dans le cadre de publications sur le drame d'Oradour, mais aussi en accompagnant certaines visites guidées du village martyr, toujours disponible pour répondre aux questions des élèves ou étudiants venant le rencontrer au Centre de la Mémoire.


Liste d'invités:


Liste d'invités
Photo: Vicent Clausell


Stéphanie Boutaud,
Centre de la Mémoire d'Oradour, Limoges

Vicent Clausell,
Photographe espagnol, Limoges

Michèle Faure,
Centre de la Mémoire d'Oradour, Guéret

Sandra Gibouin,
Centre de la Mémoire d'Oradour, Oradour-sur-Glane

Robert Hébras,
Survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane, St. Junien

Christine Hébras,
Epouse de Robert Hébras, St. Junien

Delphine Hébras,
Petite-fille de Robert Hébras, St. Junien

Hubert Heiss,
Ambassadeur d'Autriche, Paris

Richard Jezierski,
Directeur du Centre de la Mémoire d'Oradour, Oradour-sur-Glane

Beate Klarsfeld,
Journaliste et chasseuse nazie, Paris

Werner Kutil,
Premier volontaire autrichien de la Mémoire à Oradour (2001/02), Rouen

René J. Laglstorfer,
Volontaire autrichien de la Mémoire à Oradour (2007/08), Limoges

Yves Lescure,
Directeur de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Paris

Andreas Maislinger,
Fondateur et président du Service autrichien de la Mémoire, Innsbruck

Stefan Martens,,
Directeur d'Institut historique allemand, Paris

Jutta Perisson,
Forum Culturel Autrichien, Paris

Marina Ruhland-Chrystoph,
Conseillère politique de l'ambassadeur d'Autriche, Paris

Angelika Schenk,
Volontaire allemande à Oradour (2007/08), Limoges

Nicola Schieweck,
Action Signe de Réconciliation Services pour la Paix, Paris

David Schwarzenbacher,
Volontaire autrichien de la Mémoire à Paris (2007/08)

Jean Serog,
Réfugié le plus vieux du nazisme à Paris


Prix Autrichien pour la Mémoire 2008

16 janvier 2008
"Fusillé, asphyxié, brûlé vif’" - Le Service autrichien de la Mémoire à Oradour

Le 1er décembre 2007, seulement quelques heures après avoir fêté la fin de ses études, René J. Laglstorfer (23) a commencé son Service de la Mémoire au "Centre de la Mémoire d'Oradour" (CMO). "Oradour n’est pas seulement un lieu commémoratif en France, mais un symbole pour tout le pays et ses habitants", explique le jeune Autrichien.

Pendant que le petit village devenait en France après la guerre un symbole national pour les atrocités nazies commises, son histoire en Autriche restait en grande partie inconnue : le 10 juin 1944, quatre jours après le débarquement des alliés en Normandie, Oradour était cerné par une compagnie de la division Waffen S.S. "Das Reich". Presque toute la population civile, dont 181 hommes, 254 femmes et 207 enfants, était fusillée, asphyxiée ou brûlée vive dans l'église locale. Finalement, les S.S. ont mis le feu à toutes les maisons pour effacer les traces du crime et faire disparaître le village.

"SOUVIENS-TOI - REMEMBER" NOUS INTERPELLE A L'ENTREE DU VILLAGE MARTYR

Depuis huit ans, le CMO rappelle le massacre et ses victimes. Déjà en 2001, avec Werner Kutil un premier autrichien faisait son Service à l’étranger à Oradour. M. Laglstorfer, qui étudiait la Gestion des Médias à Saint Pölten, est déjà le quatrième stagiaire autrichien au CMO. Mathias Althaler lui succédera en septembre 2008. Le souvenir et la commémoration sont les points centraux du travail du M. Laglstorfer :

« Je voudrais créer une conscience sur Oradour en Autriche en travaillant avec les médias et sensibiliser mes compatriotes sur ce sujet délicat. Tout compte fait, les Autrichiens étaient surreprésentés dans la S.S en comparaison du pourcentage de leur population. Cela devrait nous inciter aussi aujourd'hui à la réflexion, car - pour le dire avec les mots de George Santayana – ‘Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter’. »

11 octobre 2007
Le 11 octobre 2007 Daniel James Schuster a reçu le prix du „Volontaire de l’Année du service autrichien à l’étranger“, remis par l’ambassadeur israélien Dan Ashbel. La remise du prix dans le Palais Epstein à Vienne a eu lieu grâce à l’invitation de la présidente du Conseil national Barbara Prammer. Daniel James Schuster a effectué son service de la mémoire entre septembre 2006 et août 2007 au musée Yad Vashem à Jérusalem en Israël. Comme Daniel James Schuster possède une double citoyenneté autrichienne et australienne l’ambassadeur australien Dr. Peter James Shannon a aussi fait un discours.

29 septembre 2007
Famille Trapp réunit à Braunau, Autriche après plus de 50 années.

Comme attraction du 16ème annuel des jours contemporains de l´histoire à Braunau, Autriche, Tizzy de Trapp, une petite-fille du fameux officier navale autrichien Georg de Trapp est venue à Braunau pour recevoir une balise pour honorer l´engagement de la familie pour l´Autriche. Pendant la cérémonie elle pouvait rencontrer son oncle, proffeseur Ernst Florian Winter agé de 84 ans et veuf de sa tante Johanna, pour la première fois dans sa vie. Professeur Winter, qui a été le directeur de l´académie diplomatique de l´Autriche, et Tizzy, un pasteur de Virginia ont tous les deux été invités par les candidats du “Service Autrichien à la mémoire au holocauste”, une organization qui envoit de jeunes autrichiens partout dans le monde, qui y partent au lieu de faire le service militaire classique. C´était très touchant à entendre qu´il se souvient encore à sa dernière rencontre avec elle quand elle avait seulement un an.

10 juin 2005
Le ministère de l’Intérieur s’est mis d’accord avec le ministère des affaires étrangères pour reconnaître le «Center for Jewish Studies» de Shangai comme représentant du Service de la Mémoire. Martin Wallner et Emanuel Matti travailleront en 2006 dans le départment «for Holocaust Research» de Shangai.

Le «Center for Jewish Studies» est après les mémoriaux d´Europe, d´Israel, et d´Amérique du nord et du sud, le premier en Asie, et l´un des 25 mémoriaux á l´étranger. Après que l´association ait reçu une invitation d’un lieu commémoratif de l’Holocauste australien, les membres du Service de la Mémoire autrichien travailleront sur tous les continents. C´est un développement, qui n’était pas prévisible lors de la fondation du Service de la Mémoire en 1992. A l’origine, Andreas Masislinger avait seulement imaginé des postes en Europe et en Israël, pour son modèle « d´Action d’Expiation».